18 étoiles au guide Michelin… 18… oui… 18 !

23 restaurants dans le monde, parmi les plus prestigieux : Le Jules Verne, niché au 2ème étage de la Tour Eiffel (elle n’est jamais très loin), Le Meurice (petit clin d’œil à son chef pâtissier, Cédric Grolet, fraîchement désigné meilleur pâtissier du Monde), le Plaza Athénée et désormais son restaurant au cœur même du château de Versailles.

Un documentaire culinaire de Gilles de Maistre sur grand écran, ou comment allier mon amour pour le cinéma et la cuisine. Sortie le 11 octobre dernier, une affiche un brin papal… on y court!

Alors deux années à suivre le chef aux quatre coins de la planète, ça donne quoi ?

Servir des plats aux plus grands ce monde composés d’ingrédients dans leur essence même ; un retour à ce que la terre à de plus précieux à nous offrir, des produits naturels, respectés, magnifiés. Le glocal, think global think local !

Essayer de réveiller les consciences, proposer des plats à 196 chefs d’Etats présents à la COP21 tout en leur faisant prendre conscience de l’impact des ressources sur la planète (cette proposition ne sera malheureusement pas retenue…) ; réunir des pays en guerre autour d’une table… à manger ; penser des mets 100% végétal, sans sucre, sans farine ; limiter sa consommation de viande bien avant l’engouement vegan ; lutter contre la malbouffe et la gaspillage, cuisiner à partir de déchets.

Ne jamais rester sur des acquis, se dépasser ; rechercher encore et toujours de nouvelles saveurs, de nouveaux goûts, éduquer son palais, ses sens, ne jamais se lasser. De la transformation de produits locaux en recettes folles, du cacao brésilien au sorbet parisien.

Mêler la technicité, les températures, les assaisonnements ; trouver l’aspérité, le caractère, ce petit quelque chose en plus ; raconter une histoire.

Transmettre le savoir, le savoir faire, à ses équipes ; travailler dur, voyager, partir, revenir, expérimenter ; au monde ; bâtir des écoles, aider son prochain, influencer, permettre d’y croire. Changer le monde en cuisinant.

 

A l’heure de la téléréalité et autre show culinaire, on revient au fond, on s’intéresse à la matière et non au personnel… enfin !

Je me questionne sur la place de la femme dans cet univers culinaires ; on y voit des hommes, encore et toujours, diriger, décider, se congratuler. J’entends d’ici le cri d’une très chère amie et qui plus est cuisinière, me rappelant qu’ils tiennent tout cela de leur mère…

Je refuse d’accepter que la pression, le stress puissent générer des attitudes révoltantes entre les collaborateurs ; cet état esprit dans les cuisines, celui qui crie et bouscule. Je maintien que cela n’est pas utile, si la cuisine c’est partager, la faire, c’est se respecter.

Je m’offusque de l’épisode consacré au caviar en Chine. Pourquoi ? Quel est le message ? Le mien est de m’insurger contre la barbarie animale… pas ici, pas lui… pas nous.

Certains retiendront une réalisation de ce documentaire qui n’est pas à la hauteur de l’homme ; j’en retiendrais l’inspiration qu’il procure et les rêves qu’il insuffle…

Certains s’interrogeront sur la place de la faim dans le monde ; j’en retiendrai la transmission du patrimoine français.

Qu’apprenons-nous de nouveau ? Peut être rien de nouveau sur la planète gastronomie mais une bonne piqûre de rappel à des principes essentiels. En tout cas, moi je n’ai qu’une seule et même idée… prendre mon sac à dos et partir à la recherche des saveurs du monde.

 

 

Le teaser, c’est par ici : La quête d’Alain Ducasse

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